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Gilles de Robien ne sait pas compter... un professeur d'histoire-Géographie,
étant déjà bivalent, deviendrait... trivalent...!





archipmf382Revoilà la "primarisation" du Collège...! Très mauvais exemple brandi par le ministre : le cas de l'Histoire-Géographie. Il faut, en effet, de nombreuses années avant qu'un professeur n'acquière la culture nécessaire à l'enseignement des deux disciplines qui, de toute façon, ne sont jamais transmises avec la même compétence selon que le professeur est historien ou géographe de formation (je ne parle pas de l'instruction civique...). Il doit certainement en aller de même avec la physique-chimie, et avec les sciences de la vie et de la terre (biologie et géologie)... En tout cas, de Robien ne sait visiblement pas compter... puisque ces professeurs, qui sont déjà "bivalents", deviendraient alors trivalents si on leur ajoutait une discipline (par exemple, les Lettres pour les historiens-géographes)...!

Michel Renard (janvier 2006)





Les profs bivalents réservés au Collège


Gilles de Robien a exclu d'étendre l'enseignement de deux matières aux enseignants de lycées, revenant sur ses propres positions d'il y a deux jours
Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, souhaite que la bivalence (enseigner deux matières) ne soit réservée qu'aux enseignants du collège. "Je souhaiterais que la 'bivalence' se passe pour les professeurs de collège. Personne ne s'étonne qu'un professeur enseigne l'histoire et la géographie!" a précisé le ministre mardi 10 janvier, sur Canal plus. Il avait pourtant relancé voilà deux jours son souhait d'étendre cette mesure aux enseignants du lycée.
Il a par ailleurs rappelé que 16% des enseignants inscrits au Capes 2006 (le concours de recrutement des enseignants de collèges-lycées) avaient choisi de passer une "mention complémentaire", c'est-à-dire d'avoir une seconde matière qu'ils pourront enseigner.

L'élève sera moins surpris
En sortant du primaire "un enfant passe d'un seul professeur à huit ou neuf profs au collège". Avec la bivalence, "il aura au collège trois ou quatre professeurs, il sera moins surpris car il aura des profs moins nombreux", a dit le ministre.
Il s'agit aussi, selon Gilles de Robien, d'une "simplification pour les enseignants dans leurs affectations".

"Ils auront un choix de plus (dans leur nomination) et donc ce sera un confort de plus. Cela donne de la souplesse pour les effectifs", a-t-il ajouté.
Le principal syndicat des enseignants des collèges-lycées, le Snes-FSU, a jugé lundi "très négative" la bivalence des enseignants tandis que le SE-Unsa a dénoncé une mesure "gestionnaire d'économie".

Le NouvelObs.com, 10 janvier 2006

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